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Volcans du bout du Monde...et d'ailleurs
 
Paris 17:00 Mercredi 18 octobre 2017
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Le Voyage au Tonga


Vers le Tonga
   Le moyen le plus simple est de partir d'Auckland en Nouvelle-Zélande, il y a des vols quasiment tous les jours pour Tongatapu. On peut aussi faire un stop au Tonga à l'aller ou au retour avec Air New-Zeeland, mais pas tous les jours.
Vers Tofua
    L'île, située juste au sud de Kao (voir carte) n'ayant ni aérodrome ni port ni plage, (elle est inhabitée depuis la dernière éruption de 1958-60), il faut trouver un bateau et se faire déposer, après plusieurs heures de navigation, au bord du rivage. Ce sont des rochers et la mer est souvent mauvaise, il faut donc beaucoup de chance pour pouvoir débarquer …. et ré embarquer, parfois à la nage !
    
   Une solution est, si on sait naviguer, d'affréter un voilier (très cher) ou mieux, profiter d'un bateau emmenant des plongeurs dans les parages, par exemple : Happy Ha'apai Divers. Mais cela reste toujours soumis au bon vouloir de la météo.
Volcans sous-marins

    Il eut été dommage d'aller au Tonga sans essayer de voir, au moins un volcan sous-marin, même inactif, et l’occasion nous en a été donnée en volant de Ha’apai vers Vava’u (début Août 2006). Nous avons en effet aperçu, malheureusement de loin, un panache s’élevant à environ 2500 m au-dessus de la mer et provenant de la zone de Home Reef, au sud de Late. Arrivés à Vava’u nous cherchons immédiatement un bateau pour aller voir de plus près, mais le pilote se décommandera le matin même du départ, à cause du vent, trop fort !
   
    Une éruption sous-marine beaucoup plus spectaculaire a eu lieu près de Hunga Ha'apai en Mars 2009, malheureusement d'aussi courte durée.

L'Expédition 2006

   C'est donc après plusieurs mois de préparation, de vérification du matériel, et d'impatience ! que nous partons enfin, en Juillet 2006, vers cet îlot perdu, objet de toutes nos pensées. Sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

    Pour pouvoir débarquer à l'endroit prévu, où se trouve la seule "piste" permettant d'accéder au volcan, il faut que le vent soit de moins de 15 noeuds, or les prévisions météo annoncent des vents de 20 noeuds ou plus et on n'en voit pas la fin. Nous devons attendre et attendre encore, certes nous avions prévu du temps sur place mais au bout de 8 jours cela ne s'arrange pas, nous prenons le risque tout de même et partons, on verra bien! Bien sûr, impossible de débarquer comme prévu aussi nous allons plus vers l'ouest, où la côte est plus abritée et trouvons un endroit relativement abordable. Nous débarquons donc avec 150 kg de matériel, d'eau et de provisions, et surtout, la certitude que là, il n'y a aucune piste pour accéder au volcan et qu'il faudra improviser !

   Pas vraiment préparés à cette situation imprévue, nous tentons pendant plusieurs jours d'ouvrir des pistes dans une végétation très dense mais il nous a manqué quelques jours de plus, et finalement nous avons dû redescendre. Il était d'ailleurs grand temps car la tempête annoncée avait un jour d'avance et la mer avait grossi. Le ré embarquement fut particulièrement épique et nous ne voulions pas faire comme le pêcheur, surpris par une tempête, qui dût se réfugier sur Tofua et y resta bloqué 3 mois en ne mangeant que des noix de coco car il n’y a rien d’autre !

L'Expédition 2008

   Nous sommes repartis en Juillet 2008 avec la ferme intention d’y rester le temps qu’il faudrait afin d’en avoir le cœur net au sujet de ce foutu lac de lave!

   Cette année la chance semble être avec nous. Nous arrivons à Foa un samedi après-midi et celle qui doit nous emmener sur son voilier nous attend à la terrasse. La météo est bonne, le vent va baisser et nous partirons le lundi matin. Le débarquement n’est guère mieux qu’en 2006 mais nous sommes au bon endroit. Il faut sauter du Dinghy sur les rochers glissants et s’agripper pour débarquer et ensuite hisser les sacs avec une corde. Le bateau repart et la nuit va bientôt tomber, il n’est plus temps d’entreprendre la montée. Nous bivouaquons sur une plate-forme 10 m au dessus des flots sous un immense manguier . Par endroits la mer s’engouffre dans des cavités sous les rochers donnant des coups de boutoir accompagnés de sourdes détonations, parfois même on sent nettement le sol trembler ! Qu’est-ce que cela doit être par forte tempête ?

   Le lendemain matin nous attaquons la montée vers l’ancienne école sans problème. mais c’est après que les choses se compliquent car nous trouvons bien quelques "pistes" que nous explorons mais elles ne mènent nulle part. A l’école il faudra ouvrir tout droit, à la machette, mètre après mètre, jusqu’à ce que l’on tombe sur la bonne "piste" c’est-à-dire une trace de 20 à 30 cm de large enfouie sous 2 m de végétation. Sortis de la forêt la tête dépasse les herbes, ensuite cela devient plus ras mais pas plus facile car on croit voir des pistes dans tous les sens.


Le Lofia – Observations

N° référence GVP : 0403-06 (Tofua)
Altitude environ 370 m

   Le Lofia a un cratère aux parois presque verticales d’environ 120 m de profondeur, une échancrure vers le sud-est constitue un excellent point d’observation. Sur le plancher se trouve un cône avec une cheminée incandescente. Il y aussi une fumerole sur le coté sud-ouest qui retombe dans la bouche principale. Les vapeurs et fumées, assez faibles, qui sont expulsées sont illuminées par le magma présent dans la cheminée (et probablement très proche) et ce, même en plein jour mais il n’y a pas de flammes. Nous avons passé une nuit au pied du cratère, à 100 m de la lèvre, le panache est constamment rouge. Plusieurs navigateurs nous ont indiqué avoir vu un panache rougeoyant, de nuit bien sûr, au dessus de l’île. Le bruit est plutôt du genre bouillonnant avec de temps en temps une bouffée de gaz et de fumée. Assez souvent des blocs s’élèvent de la cheminée, retombent et roulent sur les flancs du cône avec le bruit caractéristique de verre pilé. Parfois même des projections atteignent le niveau du belvédère d’où nous observons mais jamais nous n’entendrons d’explosions genre activité strombolienne, quelquefois des jets de quelques dizaines de mètres sont quasiment silencieux, indice d’une lave extrêmement fluide.
   
     Des témoignages (dignes de foi ? ? ? ) indiquent qu’il y aurait eu il y a quelques années un lac de lave, mais celui-ci est maintenant un peu trop profond pour être visible et le cône semble de formation récente.

  A voir aussi

    Il n’y a pas que les Volcans dans la vie et le Tonga a bien d’autres attraits.

   A l’ouest de l’île de Tongatapu, après être passés devant un dortoir à chauves-souris et un curieux palmier à tronc double, nous arrivons à la côte, percée, sur plusieurs kilomètres, d’une multitude de trous souffleurs qui jaillissent lorsque la mer s’engouffre sous les roches en terrasse du rivage, vraiment spectaculaire !

   On peut aussi voir sur la côte est de la même île le "Trilithon" un mégalithe composé de 3 blocs de corail disposés comme une porte, érigé vers l’an 1000 et à l’origine très incertaine, peut-être un calendrier solaire ?

   Dans le Centre Culturel situé à 2 km au sud de Nuku’alofa il est possible de goûter aux plats traditionnels et ensuite assister à des Danses et des Chants, eux aussi traditionnels, après quoi on a droit à des démonstrations de préparation de cuisine locale et de fabrication des fameux Tapas. Se renseigner sur les horaires et jours d’ouverture et, de préférence réserver.

   A Vava’u, par exemple, certains hôtels organisent aussi des soirées, mais c’est vraiment pour touristes.

   A partir de différentes îles, l’attraction majeure pendant les mois d’été est certainement d’aller voir les baleines, cela vaut le déplacement même au prix de quelque mal de mer (et je sais de quoi je parle).

    Sinon il y a bien sûr la plongée sur les récifs de coraux ou avec les baleines.

   Un film a été réalisé au cours de ces 2 expéditions, Vanuatu Tonga Nouvelle-Zélande pour tout renseignement cliquez ICI

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